Le mont Prisojnik (2 547 m) dans les Alpes Juliennes : l’incroyable via ferrata Kopiščarjeva pot

Le Prisojnik, également connu sous le nom de Prisank (2 547 m d’altitude), est un sommet situé dans les Alpes Juliennes, dans le nord-ouest de la Slovénie. En raison de ses nombreux sentiers passionnants, de ses bonnes infrastructures touristiques et de sa proximité avec Kranjska Gora, cette montagne est très populaire en saison. Cet article relate l’ascension du Prisojnik via l’impressionnante via ferrata Kopiščarjeva pot, qui traverse directement une immense fenêtre rocheuse naturelle, ainsi que la descente par la via ferrata Jubilejna pot. Suivez-moi pour le récit de ma toute première expédition dans les Alpes Juliennes !

Table des matières

Table des matières

  1. Table des matières
  2. Comment tout a commencé avec la Slovénie ? Nuitée à Kranjska Gora
  3. Accès à la via ferrata Kopiščarjeva pot (Prednje Okno)
  4. La via ferrata Kopiščarjeva pot
  5. La fenêtre de Prednje Okno
  6. Prisojnik – l’ascension finale vers le sommet
  7. La Jubilejna pot – descente du Prisojnik
  8. Carte de l’itinéraire

Comment tout a commencé avec la Slovénie ? Nuitée à Kranjska Gora

Ce voyage en Slovénie est sans doute l’expédition la plus spontanée de ma modeste carrière de voyageur. J’avais initialement pris mes congés avec l’Autriche en tête, et plus particulièrement son plus haut sommet, le Grossglockner. Cependant, plus les vacances approchaient, plus les prévisions météo pour les Hauts Tauern devenaient décourageantes. Quelques jours avant le départ, Martyna, ma sœur et fidèle compagne d’escapades alpines, a exprimé ses doutes à voix haute. Même si j’étais très motivé à l’idée de retourner dans le Tyrol, j’ai dû lui donner raison. S’aventurer dans les plus hautes montagnes d’Autriche avec des prévisions aussi médiocres n’avait aucun sens.

La morale de cette histoire ? Il faut toujours avoir un plan B ! Dans notre cas, ce plan s’appelait les Alpes Juliennes, où toutes les prévisions météo annonçaient un grand soleil radieux pour les jours à venir. Inutile de réfléchir plus longtemps. Slovénie, nous voilà !

Vous me pardonnerez cette petite digression, mais j’aimerais partager une réflexion avec vous. Il n’y a pas si longtemps, je pensais qu’avoir un emploi stable et prenant ferait de la planification de grands voyages en montagne une véritable loterie et une source de stress permanent. Après tout, comment prévoir la météo dans les Alpes plusieurs mois (ou même semaines) à l’avance ? C’est ce voyage en Slovénie qui m’a fait réaliser qu’il ne sert à rien de s’inquiéter de cela. Il y a tellement de sommets à conquérir et, soyez-en sûrs, le soleil brillera forcément quelque part pendant vos vacances. Il suffit de chercher un peu :D. Le secret réside donc dans le fait de ne pas trop planifier et de s’accorder un peu de flexibilité dans notre passion de la montagne.

Et en effet, l’endroit où nous allions passer la nuit en Slovénie n’a été décidé qu’à environ 100 km avant de franchir la frontière austro-slovène. Nous avons jeté notre dévolu sur un emplacement au Natura Eco Camp, dans la célèbre station alpine de Kranjska Gora. Le camping s’est avéré assez fréquenté, mais incroyablement charmant et bucolique. Le seul véritable bémol a été le prix. D’après leur site web, le tarif pour un emplacement individuel était de 20 euros. Ce n’est qu’au moment de payer que nous avons compris que ces 20 euros étaient le tarif… par personne, et non par tente. Eh oui, une chose est sûre : en Slovénie, il est difficile de voyager avec un budget ultra-serré.

Le soir, nous faisons une courte promenade dans Kranjska Gora. La ville se révèle magnifique et nous séduit presque instantanément. Cette atmosphère, ces paysages… Mon Dieu, que les Alpes m’avaient manqué !

Kranjska Gora
Kranjska Gora

Accès à la via ferrata Kopiščarjeva pot (Prednje Okno)

Nous quittons le camping de Kranjska Gora vers 7h30. Nous prenons la voiture en direction de la route n° 206 (Ruska cesta), qui s’enfonce dans les Alpes Juliennes vers le col de Vršič. La route est assez raide, nous en parcourons donc une bonne partie en première vitesse. Sachant que nous sommes partis un peu tard et que l’endroit est très prisé, chaque parking que nous croisons nous pousse à nous demander : « Faut-il se garer ici ou tenter de monter encore de quelques dizaines de mètres ? ». Finalement, nous choisissons de nous garer sur une grande aire de stationnement (gratuite !) située à environ 1 370 m d’altitude. De là, nous profitons d’une vue magnifique sur le massif du Prisojnik, dont l’exploration constituera la première étape de notre aventure slovène.

Nous commençons la randonnée vers 7h50. À peine 250 mètres après avoir quitté la voiture, nous arrivons au premier refuge : Tonkina koča na Vršiču. C’est là que nous rejoignons l’Alpe Adria Trail, un large sentier de gravier très confortable qui monte en larges lacets sur le flanc de la montagne. Pendant les trois kilomètres suivants, nous marchons à travers une forêt dense, accumulant patiemment nos premiers mètres de dénivelé. Par endroits, nous coupons les virages par des raccourcis abrupts. Ainsi, 45 minutes après avoir quitté le parking, nous atteignons le refuge suivant, magnifiquement situé : le Poštarski dom na Vršiču (1 737 m). Depuis la clairière devant le bâtiment, un panorama grandiose s’ouvre sur l’immense paroi calcaire du Prisojnik. L’esthétique des lieux me rappelle un peu le massif du Dachstein, que nous avions visité avec Martyna il y a deux ans.

Je dois admettre que je commets au refuge la plus grave erreur de ce séjour. Je me rends compte en effet que j’ai perdu ma grande bouteille d’eau dans l’un des raccourcis en forêt. Je me dirige vers le lavabo, mais un panneau rouge m’indique que l’eau du refuge n’est pas potable. Je me dis alors : « Pas de problème, je ferai le plein d’eau sur le chemin ». Or, comme je l’ai appris plus tard à mes dépens, il n’y avait aucun point d’eau, car les Alpes Juliennes sont littéralement desséchées en août. Cela s’est malheureusement soldé par une déshydratation sévère (mais aussi par une bonne leçon pour l’avenir).

Cinq minutes après avoir quitté le refuge, nous tombons sur un panneau d’information décrivant trois particularités uniques du massif du Prisojnik (ou Prisank). Il s’agit de la grande fenêtre, de la petite fenêtre, et de l’« Ajdovska deklica » (« La jeune fille païenne »), une formation rocheuse qui ressemble de façon frappante à un visage de femme. Selon la légende, cette jeune fille païenne vivait autrefois dans la région et aidait les voyageurs et les marchands à transporter leurs marchandises à travers les passages dangereux des Alpes Juliennes. En plus de ses bonnes actions, elle prédisait également l’avenir des nouveau-nés. Un jour, elle prophétisa que l’un d’eux deviendrait un chasseur invincible qui abattrait un jour un chamois blanc aux cornes d’or. Le héros vendrait alors ces cornes et deviendrait immensément riche. Lorsque les autres divinités entendirent cette prédiction, elles prirent peur et jetèrent une malédiction sur la jeune fille. Dès qu’elle retourna chez elle au Prisank, elle fut transformée en pierre.

route ruska cesta
Vue sur le massif du Prisojnik depuis le parking sur la route Ruska cesta
Tonkina koča na Vršiču
Tonkina koča na Vršiču
sentier Tonkina koča na Vršiču
Une section de l’Alpe Adria Trail
vrsic
Le refuge de montagne au col de Vršič
Accès à la via ferrata Kopiščarjeva pot
Chemin d’accès à la via ferrata Kopiščarjeva pot

La via ferrata Kopiščarjeva pot

La légende est belle, mais nous avons hâte de grimper ! Un croisement de sentiers se trouve près du panneau d’information. Nous choisissons celui qui mène au départ de la célèbre via ferrata de la région : la Kopiščarjeva pot (également connue sous le nom de Prednje Okno). Un kilomètre de marche sur un agréable sentier forestier nous attend. Le chemin descend légèrement tout du long, nous faisant perdre environ 80 mètres d’altitude.

Il convient de mentionner ici que la via ferrata que nous avons choisie n’est pas le seul itinéraire menant au sommet du Prisojnik. Une autre option est la Hanzova pot, qui débute depuis la Ruska cesta à environ 1 250 m d’altitude. Cependant, cette voie nécessite obligatoirement… des crampons et un piolet, car elle traverse un petit glacier qui serait particulièrement glissant.

Nous atteignons le départ de la via ferrata Kopiščarjeva pot un peu après 9h00. La difficulté de cette voie varie selon les sources : B/C pour certaines, C/D pour d’autres, voire D. À mon avis, elle ne convient pas aux parfaits débutants, mais ne devrait pas poser de problème majeur aux personnes habituées au vide (et en particulier à celles qui pratiquent régulièrement l’escalade). Si la première partie de la via ferrata se déroule au milieu des pins nains et de touffes d’herbe alpine, la végétation disparaît rapidement pour laisser place à la roche omniprésente. Pour ce type de parcours, il est essentiel d’emporter l’équipement adéquat : une longe, un harnais et un casque.

Grimper la via ferrata Kopiščarjeva pot est une expérience extrêmement agréable. Les passages ne sont pas trop exigeants physiquement, tout en offrant de belles sensations et une grande satisfaction alpine. Après une première partie un peu plus raide, le terrain s’adoucit. Les passages câblés alternent avec des sections non sécurisées. L’itinéraire est assez évident, car il est bien balisé par des ronds blancs et rouges. L’un de mes objectifs avant le voyage était d’utiliser au maximum les prises rocheuses naturelles (au lieu de simplement tirer sur le câble en acier). À quelques exceptions près, l’objectif a été atteint !

Kopiščarjeva pot
Premières sections de la via ferrata
Kopiščarjeva pot
Kopiščarjeva pot
Kopiščarjeva pot

Après environ une heure de grimpe, à une altitude d’environ 1 850 m, nous atteignons le passage le plus difficile de la via ferrata. Il s’agit d’une paroi située dans une faille rocheuse, équipée de nombreux échelons et de broches en fer. C’est un véritable terrain de jeu pour les amateurs de verticalité ! Ce passage est particulièrement intéressant car il nécessite de franchir une fente très étroite. Cette paroi verticale nous mène à 1 950 m d’altitude. Ensuite, la montée reste soutenue mais devient nettement plus douce. Nous progressons sur le flanc rocheux, gagnant régulièrement 200 mètres de dénivelé sur les 400 mètres suivants.

Kopiščarjeva pot
Début de la plus longue paroi verticale
Kopiščarjeva pot
Kopiščarjeva pot
Cheminée étroite sur la via ferrata Kopiščarjeva pot
Kopiščarjeva pot

La fenêtre de Prednje Okno

Vers 10h30, nous apercevons l’attraction principale de notre itinéraire : l’immense fenêtre rocheuse de Prednje Okno. Pour pénétrer à l’intérieur de cette gigantesque fente, nous devons désescalader quelques mètres sur une paroi raide sécurisée par un câble métallique. S’ensuit une montée éprouvante sur un éboulis de pierres instables. J’avoue que cette portion est assez inconfortable et demande une concentration maximale. Cependant, la formation rocheuse en elle-même est vraiment impressionnante. La fenêtre est bien plus grande qu’elle n’y paraît sur les photos, et son intérieur ressemble à une gigantesque salle de pierre préhistorique. La puissance de la montagne dans toute sa splendeur.

Kopiščarjeva pot
Section de la via ferrata au-dessus de la grande paroi
Prednje Okno
Prednje Okno
Prednje Okno
Martyna traversant le gouffre

Une fois sortis de l’autre côté de la fenêtre, nous poursuivons notre ascension. Nous devons faire face au second passage particulièrement technique de la journée : une paroi de plus de 100 mètres de haut, équipée de nombreux échelons et broches métalliques. Je dois avouer que la grimpe y est très gratifiante, mais physiquement éprouvante. Cette paroi débouche directement à environ 2 300 m d’altitude. À la sortie de la via ferrata, un vaste panorama s’ouvre à nous pour la première fois aujourd’hui, et il nous accompagnera durant les prochaines heures. Que dire, si ce n’est que c’est absolument magnifique ! C’est aussi le moment de dresser le bilan de cette première partie : l’ascension de la via ferrata Kopiščarjeva pot nous a pris environ 2 heures. Nous allons maintenant poursuivre sur un tronçon d’arête plus facile appelé Grebenska pot.

Prednje Okno
Sortie sécurisée de la fenêtre rocheuse
Prednje Okno
Nous y sommes !

Prisojnik – l’ascension finale vers le sommet

Le soleil cogne de plus en plus fort alors que nous poursuivons notre ascension sur le calcaire d’un blanc éclatant. Nous marchons sur la section d’arête pendant environ un kilomètre. À ce stade, les passages sécurisés alternent encore avec des portions libres, mais globalement, la montée ne présente pas de grande d’une grande difficulté technique. Il s’agit simplement d’une progression régulière en terrain rocheux. Nous atteignons le sommet du Prisojnik (2 547 m) à 11h45, soit environ quatre heures après avoir quitté la voiture. Les prévisions météo ne s’étaient pas trompées : le ciel est d’un bleu limpide ! La vue depuis le sommet est donc grandiose. À l’ouest, nous contemplons le massif de la Mala Mojstrovka (2 366 m) et du Mangart (2 679 m), tandis qu’à l’est se dressent l’imposante Škrlatica (2 740 m) et notre prochain objectif, le Razor (2 601 m). Derrière le Razor, un peu plus sur la droite, brille le majestueux Triglav (2 864 m), le point culminant de la Slovénie et des Alpes Juliennes (qui sera par ailleurs notre objectif de demain).

sentier du Prisojnik
sentier du Prisojnik
Passage d’arête menant au Prisojnik
sentier du Prisojnik
Les derniers mètres avant le sommet du Prisojnik !
vue depuis le Prisojnik
Vue depuis le Prisojnik avec la Škrlatica en fond
vue depuis le Prisojnik
Vue depuis le Prisojnik vers le mont Mangart
vue depuis le Prisojnik
Vue depuis le Prisojnik vers le Razor et le Triglav

La Jubilejna pot – descente du Prisojnik

Nous nous accordons une pause d’environ une demi-heure au sommet, puis nous reprenons notre itinéraire à travers les Alpes Juliennes. Sous le sommet du Prisojnik, nous tournons à gauche sur le sentier appelé Slovenska pot. Après une section pierreuse d’environ 200 mètres, nous atteignons une nouvelle bifurcation. La Slovenska pot tourne à droite, ramenant les randonneurs vers le col de Vršič. Quant à nous, nous continuons tout droit en empruntant la Jubilejna pot, une autre via ferrata locale (difficulté jusqu’à B/C). Cette voie doit son nom à sa création en 1953 pour célébrer le 60e anniversaire de la SPD (l’Association alpine slovène).

La première étape de la Jubilejna pot consiste en une descente sécurisée le long d’une paroi de quelques dizaines de mètres de difficulté modérée. Nous devons ensuite parcourir environ 500 mètres sur un sentier étroit qui traverse le flanc nord du sommet Zvoniki (2 470 m). Nous atteignons ainsi le col de Kajzljeva škrbina (2 300 m), qui offre une nouvelle occasion d’admirer les panoramas environnants. Après le col, nous recommençons à traverser des parois rocheuses orientées au nord, mais cette fois-ci sur un autre sommet : le Zadnji Prisank (2 386 m). Il n’y a pas de difficultés techniques majeures à ce stade, mais le vide est parfois impressionnant.

Slovenska pot
Court passage sur le sentier Slovenska pot
Jubilejna pot
Début de l’itinéraire de la Jubilejna pot
Jubilejna pot
Descente sécurisée sur une paroi rocheuse de la Jubilejna pot
Jubilejna pot
Le col de Kajzljeva škrbina

Une demi-heure après avoir quitté le col, nous arrivons à l’attraction phare de la Jubilejna pot : la petite fenêtre rocheuse (ou deuxième fenêtre ; environ 2 300 m). Cette formation rocheuse est effectivement plus petite que sa grande voisine, mais elle n’en reste pas moins impressionnante. J’ai lu dans un guide qu’on pourrait facilement faire tenir une petite église dans ces fenêtres rocheuses. Et vous savez quoi ? Je trouve cette comparaison très juste.

Après avoir traversé la petite fenêtre rocheuse, une nouvelle descente abrupte sur une paroi équipée d’échelons de fer nous attend. C’est la combien-ième aujourd’hui ? Je commence à en perdre le compte ! Les 700 mètres suivants se font sur un terrain varié : tantôt sur un sentier bien visible, tantôt sur de la roche sécurisée par la via ferrata. Vu d’ici, le massif imposant du Razor et sa muraille rocheuse en amont offrent un spectacle saisissant. Enfin, nous ressentons ce que les Alpes ont de plus beau à offrir : une sensation d’espace immense et infini. Et le soleil d’août continue de briller intensément. Ici, à haute altitude, nous bénéficions encore d’une relative fraîcheur, mais dans les vallées, les températures frôlent les 40 degrés !

Jubilejna pot
Traversée de la paroi du Zadnji Prisank
Jubilejna pot
La petite fenêtre rocheuse
Jubilejna pot
Martyna en pleine descente

Vers 14h20, nous arrivons au col de Škrbina v Zadnjem Prisojniku (1 987 m). À ce stade, nous pourrions terminer notre randonnée pour aujourd’hui et redescendre vers la vallée pour rejoindre le col de Vršič. Cependant, comme notre voyage de cette année en Slovénie est plutôt court, nous décidons d’en profiter au maximum et de faire l’ascension du Razor tout proche cet après-midi. Comment s’est passée cette partie ? Je vous raconterai cela dans le prochain article, car celui-ci est déjà bien assez long :D. Cliquez ici pour accéder à la suite de notre récit !

Date de la randonnée : 11 août 2024

Statistiques de la randonnée : 10 km, 1 600 mètres de dénivelé positif [portion d’une randonnée plus longue affichant au total : 23 km et 2 470 mètres de dénivelé positif]

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire mon article ! Pour rester informé de mes prochaines aventures, je vous invite à me suivre sur Facebook et Instagram ! Chaque mention j’aime, commentaire et partage me fera extrêmement plaisir. Si vous appréciez mon travail et souhaitez me soutenir, vous pouvez m’offrir un café virtuel sur buycoffee.to.

L’imposant Razor
Le massif du Zadnji Prisojnik vu depuis le col

Carte de l’itinéraire

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut